Atlas des paysages
du Loir-et-Cher
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Accueil » Evolution, enjeux et orientations » Les sept valeurs paysagères clefs du Loir-et-Cher » 2/ Un territoire de rencontre entre grands paysages contrastés

2/ Un territoire de rencontre entre grands paysages contrastés


Vaste espace agricole de Beauce     Paysage forestier de Sologne
Au sein de son organisation urbaine et naturelle équilibrée, le Loir-et-Cher apparaît comme un creuset au sein duquel convergent de grands paysages contrastés. Le plus spéctaculaire de ces contrastes s'opère de part et d'autre de la vallée de la Loire, avec en rive droite la Beauce et ses lumineuses étendues cultivées largement ouvertes sur le ciel, et en rive gauche les non moins vastes étendues forestières de la Sologne, qui cernent les villages en clairières isolées et masquent discrètement la myriade de ses étangs. Au sud, le même contraste s'esquisse en marge du département, avec, autour du Cher, la rencontre de cette même Grande Sologne avec un nouveau paysage de grandes cultures : la Champagne Berrichonne.

Relief étiré du plateau de Beauce     Paysage des collines du Perche
Au nord, le Perche s’immisce dans le département jusqu’en lisière du Loir. Là encore seule la vallée vient séparer ce pays traditionnellement d’herbage et de bocage de la Beauce céréalière d’openfield. A l’ouest, la Gâtine tourangelle pénètre dans le département jusqu’à proximité de Vendôme, de Blois et de Pontlevoy.

Paysage original de la Sologne viticole, glissant doucement entre bosquets et cultures mixtes
Plus originale dans ses paysages, la Sologne viticole prend son caractère propre, ni grande Sologne ni Gâtine, en mêlant subtilement une occupation du sol diverse, faite de bois de pins et de feuillus, vignes, cultures spécialisées, pâtures et champs.

Coteau calcaire sec propice à la viticulture sur les rebords de la vallée de la Loire     Paysage frais et humide de bocage sur les rives du Cher

Vue sur la vallée du Loir depuis le sommet des coteaux nord, ouverte à la faveur du ruisseau la Gouffrande
C’est autour des trois grandes vallées du département que s’opèrent ces rencontres contrastées, Loir, Loire et Cher. Mais si les paysages contrastent de part et d’autre de leurs rives, l’espace même de ces vallées développe des ambiances bien différentes de celles des paysages adjacents : paysages de vallées et non plus de plateaux ou de collines, paysages plus accidentés, marqués par des coteaux, voire des pans de falaises, ouvrant des vues dominantes plus spectaculaires, paysages plus verts et plus frais, paysages plus habités et plus circulés, plus vivants.
Les villes principales du département, en étant inféodées aux vallées, offrent ainsi un cadre de vie diversifié immédiatement accessible à leurs habitants : aux Vendômois, aux Blésois, mais également aux Romorantinais, à proximité immédiate de la vallée du Cher.

Cette richesse, héritée de dispositions naturelles variées et révélées par les hommes au travers des modes de mise en valeur, ne constitue malheureusement pas une rente éternelle. On verra dans le chapitre sur les dynamiques d’évolution que plusieurs processus affaiblissent les contrastes, unifient les paysages et appauvrissent en définitive le cadre de vie départemental : l’agriculture intensive d’une part, l’urbanisation indifférenciée d’autre part.

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