Atlas des paysages
du Loir-et-Cher
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3/ Une relation ambivalente des grandes infrastructures au territoire


En1910, l'entrée de village de Gièvres est élégamment accompagnée d'arbres d'alignement qui forment un beau premier plan pour la bâtisse en recul de la route     En 2009, la suppression des arbres d'alignement change radicalement le visage de l'entrée de village : elle aplatit la perspective et renvoie le regard sur la haie qui cherche à isoler la bâtisse.

En 1958, l'homogénéité et la simplicité du sol en stabilisé donne de l’importance à l’espace public partagé du village de Lancôme     En 2009, la primauté visuelle et fonctionnelle donnée aux voiries transforme l’espace public du village en carrefour routier

Urbanisation linéaire installée au fil de la route et créant des couloirs bâtis au sein de l'espace agricole
  • Des routes qui attirent l'urbanisation linéaire auprès d'elles : en général dans le département, et de façon encore plus marquante dans les vallées et en Sologne viticole, l'urbanisation s'étire au coup par coup en se "branchant" le long des routes. Ces continuums bâtis allongent les entrées de villes et de villages en longs couloirs sans qualités urbaines, et sont très consommateurs d'espace. Les bâtiments d'activités profitent d'un "effet vitrine" tandis que les habitations profitent de la desserte en réseaux (voirie, électricité, assainissement...). Mais l'économie pour le privé coûte cher en déplacement (voiture) et très cher au services publics : aménagement et entretien d'un réseau routier toujours plus long, collecte des ordures ménagères et ramassage scolaire, distribution du courrier... sur des linéaires toujours plus importants.

Urbanisation linéaire installée sans transition avec la route et offrant un paysage peu valorisant
  • Des bords de route souvent peu qualifiés, offrant un cadre de vie médiocre : les coûts croissants d'entretien des voiries communales et départementales qui s'allongent ne permettent pas de traiter avec soin l'espace public de circulation ; absence de transitions entre la route et les jardins, espaces publics réduits à leur plus simple expression (une bande d'enrobé),linéaires de clôtures et haies opaques hétéroclites et peu avenantes, routes ponctuées d'enseignes publicitaires, absence de circulations piétonnes confortables et sécurisées.

La RN10, infrastructure déconnectée de son contexte     l'A85, une autoroute parfois très sensible dans les paysages des coteaux du Cher - ici à Saint-Romain-sur-Cher.
  • Des aménagements routiers, isolant l'infrastructure de son contexte (RN10, nord et est de Blois, A85 dans les coteaux du Cher...), échangeurs complexes et démesurés, puissance banalisante des "normes" et des "recettes", forte présence visuelle des équipements de sécurité et de service (panneaux, glissières, éclairage, bandes d'arrêt d'urgence, signalisation horizontale,  merlons sans ouverture visuelles, tracé encaissé en déblais ... Ces routes sont souvent assez monotones pour l'usager et créent des ruptures fortes dans les paysages vécus (traversées difficiles, présence visuelle importante, nombreux ouvrage de franchissement des vallées et vallons, canalisation de l'eau par des buses...)

Mise en valeur de la RN957 par la plantation de platanes en alignement
  • Des aménagements récents et valorisants sur la RD 957, en direction de Vendôme : double alignement de platanes préservé et complété par une plantation récente lors de l'élargissement de la route.

Traversée de village constituant une fracture dans le tissu urbain qui subit le trafic routier     Traversée de village où le stationnement et la circulation sont largement privilégiés, au détriment du confort du piéton et de la qualité de l'espace public
  • Des traversées de villes et de villages encore parfois excessivement routières, "fractures" dominées par le passage des voitures et poids lourds au détriment des habitants, comme à Danzé par exemple.

Route en levée offrant un beau panorama sur Chaumont-sur-Loire et le fleuve, mais ne proposant aucune halte pour en profiter
  • Une faible prise en compte des paysages depuis les routes en levée : occupation exclusive par la voiture, absence de circulations douces, rareté des haltes, voies d'accès mal définies, remblais...

-Des réseaux ferrés à revaloriser

Traversée de la voie ferrée peu mise en valeur dans le village     Voie ferrée traversant Mennetou-sur-Cher : coupure physique violente et  difficile à franchir
Les dynamiques constatées :
  • Les dynamiques constatées :
    • Un impact fort des réseaux ferrés à l'intérieur des sites urbains traversés :
    • les voies sont franchissables à quelques points de passages uniquement ;
    • les traversées sont peu aménagées ou valorisées vers l'intérieur des quartiers d'habitation et sont relativement inconfortables.

Espaces vacants aux abords de la gare de Montoire-sur-le-Loir

Abords de la Gare de Droué     Quartier de la gare de Mondoubleau, peu investi par l'urbanisation
  • Un manque d'appropriation des espaces non bâtis à proximité des gares, souvent délaissés

-Des réseaux aériens encore très présents dans les grands espaces ouverts

Façade bâtie valorisée par un enterrement des réseaux
Les dynamiques constatées :
  • Un effort important d'enterrement des réseaux dans les villes et les villages

Lignes à haute tension très marquantes sur le plateau de Beauce
  • De grands réseaux très visibles dans l'espace agricole, sensibles tout particulièrement dans les grands espaces ouverts agricoles (Beauce)

Implantation d'éoliennes pouvant bouleverser les rapports d'échelles des paysages : ici, le village semble minuscule, dominé par la silhouette de l'éolienne     Vastes dimensions du plateau de Beauce et des éoliennes, offrant un paysage hors d'échelle étonnant
  • Un schéma régional des énergies renouvelables en cours de réalisation : validé à la fin de l'année 2009, il indiquera précisément les secteurs les plus favorables à l'implantation d'éoliennes et ceux où elles seront proscrites. Trois sites sont déjà ouverts dans le département, au nord-est de la forêt de Marchenoir. En attendant, un guide de recommandations et de contraintes existe, présentant les orientations souhaitées par l'état, mais sans valeur juridique.

-Des routes à la fois attirantes et repoussantes

Les dynamiques constatées :

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