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2/ Une banalisation du bâti d'habitation, d'activités et d'exploitation


Une banalisation du bâti d'habitation

Constructions contemporaines de style similaire dans les vallées du Loir et de la Loire     Site bâti de piémont fragilisé par une juxtaposition de constructions et de matériaux sans charme
Les dynamiques constatées :

Cave troglodyte au charme détérioré par l'emploi de parpaing     Construction troglodytique aux allures de hangar, fragilisant grandement la qualité du site
Des choix de matériaux peu qualitatifs ne signant pas la personnalité des villes et des villages du Loir-et-Cher et se retrouvant indifféremment dans le Perche, en Beauce ou en Sologne, sur les plateaux comme dans les vallées, sans rapport avec les savoir-faire et les matériaux locaux. Ce problème est encore plus sensible sur les sites troglodytiques : l'emploi de la tôle, du béton et du parpaing sont fréquents alors même que la qualité des matériaux (tuile plates, tuffeau...) est d'une importance cruciale pour affirmer la cohérence et la qualité du site. Pour les troglodytes, le problème de la forme urbaine s'ajoute à celui des matériaux : tendance au développement parallèle à la falaise, en contradiction avec l'urbanismes troglodytique "en peigne", perpendiculairement à la falaise.

-Une simplification de l'architecture :

Les dynamiques constatées :

Dans cette rue d'Ambloy, au début du XXème siècle, les toits sont rehaussés de chiens assis et de cheminées en briques et les murs de chaînages de tuffeau     En 2009, l'architecture s'est largement simplifiée par la suppression des cheminées mais surtout par la disparition des chiens assis et leur remplacement par des velux : la complexité du volume bâti est gommée ce qui lui donne un aspect plus

Extension de village affichant un caractère systématique de construction     Constructions
  • "érosion architecturale"  avec des constructions traditionnelles qui s'appauvrissent en perdant leurs détails architecturaux (lucarnes, petites portes, cheminées...)
  • "clonage architectural" avec des extensions récentes qui proposent des constructions aux modèles systématiques et récurrents. 

-Une banalisation du bâti d'activité

Bâtiment d'activités manquant d'une enveloppe végétale et dévalorisant l'entrée de village     Hangar agricole disproportionné par rapport aux constructions existantes : si le bâtiment nouveau est construit sur une longueur approximativement similaire à celle de la ferme d'origine, il est construit d'un seul tenant, sans nuance dans l'architectu
Les dynamiques constatées :
  • Un positionnement fréquent des bâtiments industriels, artisanaux ou agricoles au fil de la route, avec surenchère de vitrines commerciales
  • Une architecture de médiocre qualité et vieillissant souvent mal
  • L'absence de plantations (haies champêtres, arbres à grand développement...) aux abords et en appui des bâtiment les rendant d'autant plus présents.

-Une banalisation par les végétaux

Haies de conifères banal dans un site pas banal : en limite d'un chemin sur les berges du canal de Berry.     Collection de plantes décoratives dans un jardin privé sans ménagement de transition avec l'espace agricole.
Les dynamiques constatées :

En 1912, la place du végétal donne une intériorité à Saint-Arnoult : traversé par un chemin aux accotements enherbés, le village apparaît constitué par une imbrication étroite d'habitations. Tout autour, les arbres créent une enveloppe au villa     En 2009, la végétation donne une nouvelle apparence au village : les jardins, limités par des haies taillées et opaques, tournent le dos à la route. Accentuée par la suppression des grands arbres autour du village, la perte d'intériorité est frapp
Dans l'espace privé, une plantation très fréquente de haies de conifères en clôture de jardins pour préserver l'espace privé des regards.
Dans l'espace privé comme dans l'espace public, un choix d'essences végétales "exotiques" aujourd'hui largement répandues : ces plantations, préférées aux essences locales jugées trop communes, sont aujourd'hui si communes qu'elles sont vecteurs de banalité plutôt que d'originalité.
Dans l'espace public, un recul de la place de l'arbre et de l'herbe, principalement le long des routes, sur les accotements.

- Une banalisation des espaces publics

Les dynamiques constatées :

En 1924, la traversée de village en stabilisé permet une continuité entre l'espace de circulation et la place de la pompe. Cette configuration est facilitée par le flux très modeste de circulation.     En 2009, malgré une adaptation à la circulation automobile, cette rue privilégie toujours la place du piéton en limitant la surface enrobée aux voies de circulations.

Place de l'église, où la place de l'automobile prédomine sur celle du piéton par le traitement de sol en enrobé     Vaste espace public en centre-village ayant pour principale fonction la circulation et le stationnement automobile
  • Une adaptation des espaces publics préexistants à la circulation et au stationnement automobiles, appuyée sur des logiques fonctionnelles et non qualitatives
  • Des aménagement parfois trop chargés en matériaux et en mobilier urbain au détriment de la sobriété de l'espace public : respect du vide qui met en valeur les qualités structurantes de l'espace urbain et architectural.

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