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1/ Une urbanisation marquante, indifférente aux contextes


Cinq exemples d’évolutions urbaines dans le Loir-et-Cher :


- Un affaiblissement des sites bâtis

Les dynamiques constatées :

Coupe de principe d'un site bâti troglodytique     Situation particulière d'un site bâti troglodytique : situation initiale

Situation particulière d'un site bâti troglodytique : évolutions problématiques et souhaitables

Site bâti de Morée affaibli par des constructions sans qualité sur le coteau et au fil de la route     Site bâti de Montrichard, fragilisé par des extensions à la fois en pied, sur les pentes et en sommet de coteau
  • Des sites bâtis fragilisés par des dynamiques d'urbanisation fortes qui se manifestent généralement de trois manières :
    • par une urbanisation linéaire qui s'implante graduellement au fil des routes ; c'est particulièrement le cas dans les vallées et en Sologne viticole,
    • par une urbanisation diffuse, qui profite de sites de choix, comme les pentes ou les sommets de coteaux, comme à l'aval de Blois, par exemple
    • par de l'étalement urbain à la périphérie des villes et des villages

-Une urbanisation indifférenciée des coteaux, des piémonts ou des crêtes

Coteau urbanisé de façon indifférenciée, faisant nettement apparaître la dispersion des maisons individuelles et la végétation décorative     Maisons individuelles sur le rebord du coteau, cherchant à profiter de la vue
Les dynamiques constatées :
Des extensions nouvelles souvent déconnectées des logiques d'implantation préexistantes : l'isolement et le calme, la vue offerte et les opportunités foncières ont peu à peu conduits à urbaniser indifféremment les piémont, les pentes et les sommets de coteaux, sans prendre en compte la relation aux centralités préexistantes. Les villes et les villages s'étalent, s'étirent, se dilatent pour se ressemblées de plus en plus, en faisant disparaître les particularités et les qualités du site (sommets de pente cultivés, coteaux et pieds de pentes pâturés ou jardinés, ouvertures visuelles depuis les routes sur les fonds de vallées...). C'est le cas notamment de plusieurs villages de la vallée du Cher comme Chissay-en-Touraine ou bien de la vallée de la Loire, comme la Chaussée-Saint-Victor ou Onzain.

-Une privatisation des vues

Masque végétal privatisant la vue sur la Loire depuis les coteaux de Chaumont-sur-Loire     Fermeture visuelle par les clôtures de jardin en sommet de coteau, Langon
Les dynamiques constatées :

En 1908, l'ouverture des espaces agricoles offre un beau point de vue sur le village d'Averdon     En 2009, les constructions récentes qui ont progressé en dehors du site bâti initial privatisent les vues sur le village
Des constructions colonisant les pentes et les crêtes, chacune cherchant à bénéficier de panoramas depuis le jardin, et conduisant peu à peu à une fermeture visuelle depuis les points hauts : le regard est borné par le bâti, mais aussi par les haies et les clôtures qui préservent les habitants des observateurs indiscrets.

- Des limites entre espace urbain et espace agricole mal maîtrisées

Les dynamiques constatées :

Enclavement de parcelle agricole par les constructions individuelles, favorisant la spéculation foncière en périphérie de village, Millançay     Occupation progressive de l'espace agricole par l'habitat, Seur

Absence de transition entre les extensions du village et les cultures, Feings     Dispersion de pavillons dans l'espace agricole, sans souci de transition entre espace privé et espace productif, Fougères-sur-Bièvre

Extension d'un village de plateau : état initial     Extension d'un village de plateau : évolution problématique et souhaitables

Urbanisation standardisée qui offre un modèle  unique d'implantation en rupture avec le contexte géographique du coteau

  • Des constructions récentes  logement individuel, privilégiant le consommateur d'espace
  • Des maisons implantées à l'extérieur des bourgs, sur des parcelles agricoles devenues constructibles sous la pression de l'urbanisation. Une mise en contact  directe des habitants avec l'espace agricole sans transition
  • L'apparition de fronts bâtis brutaux et souvent très homogènes (logements "clonés", plantations systématiques de haies monospécifiques persistantes)
  • Une disparition des espaces de transition, à l'image des jardins et vergers qui entouraient traditionnellement les villages, aujourd'hui consommés par l'urbanisation et/ou abandonnées par les pratiques agricoles
  • Une absence d'espaces publics partagés en lien avec le territoire (chemins de promenade, points de vue, petites prairies de jeux, jardins scolaires...)

-Une disparition et une banalisation du paysage de l’eau en milieu urbain

Cours d'eau devenu presque invisible par des aménagements peu valorisants, Droué     Espace public ne mettant pas en valeur les bords de l'eau, Saint-Amand-Longpré
Les dynamiques constatées :
Généralement, une sous-estimation de l'importance de l'eau dans l'espace urbain : traitement réduit à un fossé ou à une canalisation enfouie, aménagements trop "urbains" (sols enrobés, mobiliers de catalogue, plantations d'essences végétales décoratives...) dénaturant l'espace public et lui faisant perdre son caractère "naturel". Ces espaces précieux, qui offrent une présence de "nature" en ville, et assurent la continuité champêtre entre le village et son territoire, sont encore trop souvent mésestimés et traités de manière banale. En Sologne toutefois, des aménagements de qualité des bords de l'eau sont visibles et peuvent faire exemple.

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