Atlas des paysages
du Loir-et-Cher
CAUE 41      Plan du site | Imprimer la page | Recherche | Lexique | Contact

Accueil » Fondements des paysages » Les paysages, l’urbanisation et les infrastructures » Un réseau ferré inégalement réparti

Un réseau ferré inégalement réparti


La ligne Orléans/Tours, accrochée au coteau de Blois, est aujourd’hui jouxtée par de nombreuses constructions

La première ligne de chemin de fer ouverte dans la région a été celle de Paris à Orléans. Elle a été inaugurée le 2 mai 1843. La prolongation de la ligne, devant rejoindre Tours, hésita entre Vendôme et Blois, ayant pour objectif de relier Paris à Nantes. Finalement, la voie de chemin de fer dessert la préfecture sur la rive droite de la Loire, traversant le département d’est en ouest, accrochée au coteau à l’amont et descendant dans la plaine à partir de Chouzy-sur-Cisse. 

La Voie ferrée dans la vallée du Cher, entre coteau urbanisé et rivière, entre Bourré et Vineuil     La voie ferrée traversant la plaine agricole, à Onzain

L'embranchement partant d'Orléans vers Bordeaux fut également un enjeu majeur pour le développement du sud du département, le tracé hésitant entre Romorantin et Vierzon. C'est Vierzon qui fut choisie et la ligne se prolongea par la suite en rive droite du Cher entre Vierzon et Tours, glissant le long de la vallée parfois en pied de coteaux, parfois à mi-pente. A l'ouest du département, cette implantation est doublée des routes RD 176 et RD 40 de Noyers-sur-Cher à Saint-Georges et produit une forte rupture au sein des territoires traversés : le Cher ne laisse qu'un faible interstice constructible entre plaine inondable et coteau, et les villes sont aujourd'hui contraintes entre la voie ferrée et les pentes abruptes. A l'est, la RN 76 se glisse entre la voie ferrée et le canal de Berry, induisant la juxtaposition de trois voies de communication difficilement franchissables. Certaines communes, comme Châtres ou Mennetou-sur-Cher, sont même très limitées dans leur développement bâti par l'emprise de ces axes ajoutée à l'inondabilité de la plaine.

L’ancienne voie ferrée qui reliait Vendôme à Romorantin, aujourd’hui abandonnée, Vineuil

La ligne Paris/Vendôme ne s’ouvrit qu’en 1857, avec un premier tronçon qui rejoignait Brétigny. Vendôme/Tours attendit un an et demi de plus. Vendôme se trouvait alors à 5h30 de Paris. Par la suite, la ville fut également reliée à Romorantin, qui avait entre temps bénéficié d’un embranchement depuis la ligne Vierzon/Tours. Le trafic fut cependant considéré comme trop faible au début du XXe siècle, et on ferma la ligne « voyageur » en 1938, ne conservant plus que le fret de marchandise. Lorsque le pont qui enjambait la Loire fut détruit par les bombardements du 11 juin 1944, il fut décidé de ne pas le reconstruire. Ses ruines élégantes sont encore visibles aujourd’hui à l’amont de Blois. Entre Villefrancoeur et Selommes d’une part, et Pont-de-Braye et Trôo de l’autre, les rails ont été démontés.
Le TGV, quant à lui, traversa le Loir-et-Cher en 1990, malgré de nombreuses réactions qui s’opposaient à l’ouverture d’une ligne supplémentaire, dénonçant la perte de terres agricoles et la création d’une rupture physique importante dans le territoire. Deux tracés ont été étudiés, mais celui du Perche l’emporta sur celui de la Beauce. La ligne passe aujourd’hui  par le Gault-Perche, Arville et le Plessis-Dorin. Elle apporte un essor économique important au pays Vendômois et à la ville même de Vendôme en la plaçant à une quarantaine de minutes de Paris-Montparnasse.

Haut de page

Agence Folléa-Gautier, paysagistes-urbanistes
Ne pas reproduire sans autorisation
FEDER Centre   L´Europe en région Centre  DREAL