Atlas des paysages
du Loir-et-Cher
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Les paysages, la forêt et l’arbre

Une forêt inégalement répartie


Quantitativement, le Loir-et-Cher dispose d'une couverture de bois et forêts assez proche de la moyenne Française : avec 210 000 ha, les surfaces boisées représentent 32% de la surface départementale, pour une moyenne nationale de 27%. Mais ce chiffre global masque des situations étonnamment différentes d'un bout à l'autre du département. A elle seule, la Grande Sologne représente 63% de ce total.

Une fois de plus, le contraste apparaît particulièrement accusé entre Beauce et Sologne. Alors que le taux de boisement  de la Beauce avoisine les 5 %, avec de nombreuses communes où la forêt est absente (moins de 1 % de surface forestière), il dépasse presque partout 55% en Grande Sologne, voire 70% dans certains secteurs comme Salbris et Lamotte-Beuvron. Il n'y a quasiment pas de paysage forestier en Beauce, alors qu'il n'y a presque que cela en Grande Sologne.


Le défrichement de la Beauce est ancien ; il semble s'être fait à partir de clairières centrales près d'Etampes et de Chartres ; aujourd'hui les forêts ont depuis très longtemps disparu des terres fertiles du plateau Beauceron. Entre les parcelles, aucune haie ne vient faire concurrence aux cultures, là encore depuis longtemps comme l'attestent les cartes anciennes. Les rares boisements que l'on aperçoit aujourd'hui sont généralement liés aux habitations, permettant à la fois de constituer une réserve de chasse et un abri contre le vent qui balaie le plateau. Seules quelques belles forêts demeurent sur les terrains les moins riches : dans le département, c'est celle de Marchenoir ; sur 4 500 hectares, elle couvre un prolongement des argiles à silex du Perche, sol extrêmement délicat à valoriser sans faire usage de la mécanisation ; c'est ce qui explique que la forêt a subsisté jusqu'à nos jours.

Quant à la Sologne, elle est si marquée par la forêt qu'elle fait l'objet d'un chapitre spécifique ci-dessous.


Ailleurs dans le département, les contrastes sont moins tranchés, et la forêt trouve sa place de façon plus équilibrée avec la composante agricole ou urbaine :

En Gâtine Tourangelle, les bois et forêts isolées dans les champs cultivés finissent par dessiner des horizons boisés au paysage.

Dans le Perche Gouët, les bois se prolongent dans les espaces agricoles par un réseau de haies bocagères, tandis que dans le Perche Vendômois, ils coiffent les nappes d'argiles à silex entre les vallons creusés par les affluents du Loir.

En Sologne viticole, les bois partagent l'espace avec la vigne et les cultures spécialisées, et la présence des pins contribue à l'originalité du paysage.

Dans les vallées, les coteaux les plus raides sont aujourd'hui laissés aux bois, qui composent alors les horizons des plaines alluviales aujourd'hui souvent ouvertes par les grandes cultures en remplacement des prairies bocagères.


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