Atlas des paysages
du Loir-et-Cher
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Les paysages et l’agriculture

force et subtilité


L'agriculture reflète en Loir-et-Cher la diversité et même les contrastes entre les sols des différentes petites régions et leur potentiel de mise en valeur. Aussi contribue-t-elle de façon essentielle à dessiner les différents visages du département. Sur les 642 000 hectares du département, environ la moitié est valorisée par l'activité agricole. Selon les secteurs, elle y joue un rôle majeur, et même quasi exclusif comme en Beauce, ou à l'inverse subalterne comme en Sologne, où dominent aujourd'hui la forêt et la chasse. Entre ces deux extrêmes qui se côtoient de part et d'autre de la Loire, l'agriculture crée ailleurs des paysages plus complexes et composés, où se mêlent dans des proportions variables les cultures, les prairies, les pâtures et les arbres sous forme de haies, bosquets et bois : c'est le cas notamment en Gâtine, dans le Perche ou dans les vallées. Enfin dans d'autres secteurs, les cultures contribuent à dessiner des paysages particulièrement originaux en s'imbriquant de façon intime : c'est le cas de séquences des vallées, sur le Loir, le Cher et la Loire, notamment lorsque la vigne, mais aussi les jardins potagers, et parfois les vergers, s'ajoutent aux cultures et aux pâtures ; et c'est le cas unique de la Sologne viticole, où la vigne peigne soigneusement des parcelles, mêlée à des cultures, des prés, du maraîchage, mais aussi des serres et du bâti d'habitation, au sein de clairières lâches marquées par les silhouettes de pins.

Ce bel éventail de  diversité tend néanmoins à se rétrécir sur les dernières décennies : l'amélioration des terres par la mécanisation et les intrants, les logiques de marché et de politique agricole, les changements de mode de vie des agriculteurs, ont eu tendance à raréfier les systèmes d'élevage ou de polyculture-élevage au bénéfice des grandes cultures, homogénéisant les formes de paysages dans des dispositions plus ouvertes et simplifiées.

Dans le Perche, région de production laitière par tradition, la Surface toujours en herbe est passée de 12 400 ha en 1970 à 3 159 en 2000 soit une diminution de 75%… Les céréales et les cultures industrielles (colza, tournesol) atteignent, quant à elles, une proportion de plus de 70%.

Cette politique productiviste a eu des répercussions importantes sur les espaces agricoles, mais également sur les hommes qui y vivent. Les agriculteurs sont désormais minoritaires dans le tissu rural. En 2000, la population agricole familiale du département ne compte plus que 13 400 personnes soit seulement 4.3% de la population totale du Loir-et-Cher (Agreste, 2003). En 1970, elle était quatre fois supérieure. 


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